Fusion sans passion pour la gauche régionale

Share on FacebookTweet about this on TwitterShare on Google+Share on LinkedInEmail this to someonePrint this page

Il aura donc fallu 16 heures de négociations aux leaders de la gauche. Parti Socialiste, du Parti Communiste et du Rassemblement citoyen écologique et solidaire ont trouvé un accord.

Cécile Cukierman a rapidement quitté l’hôtel du quartier Perrache où se tenaient les discussions. Le chef de file de la liste Humain d’Abord est repartie avec un accord en poche au cours de la matinée de lundi.

Il est vrai qu’avec elle, tout était clair depuis le début. Dès la publication des premiers résultats dimanche soir, elle avait appelé à « former un front démocratique pour faire barrage au Front National et à Laurent Wauquiez ». Comme en 2010, les échanges les plus durs ont donc opposés les candidats du Rassemblement aux membres de la liste PS, emmenée par Jean-Jack Queyranne.

 

Un accord pour ne pas être d’accord

Après six ans de cohabitation tumultueuse au sein de la majorité régionale, extrême gauche et écologistes et socialistes auraient donc trouvé un terrain d’entente… Terrain aux contours semblent-t-ils encore flous.

 

Lyon-Turin point de désaccord

Les désaccords sont et seront encore nombreux pour cette liste d’union. En témoigne la prise de parole de Jean-Charles Kohlhaas, lors de la conférence de presse organisée pour annoncer l’accord pour le second tour. Le leader du Rassemblement, a notamment clairement évoqué le Lyon-Turin comme un point fondamental de désaccord. Quant à Cécile Cukierman, elle a (ré)affirmé que « personne ne la fera taire lors de la prochaine mandature ».

 

 

 

Symbole de cet accord bancal, le choix du Rassemblement de ne pas participer à l’exécutif en cas de victoire. Une position difficilement compréhensible pour les électeurs et pourtant défendue par Jean-Charles Kohlhass.

 

Tout le monde (ou presque) a trouvé sa place

Suite à la signature de cet accord la liste « Nous, C’est la Région » a été modifiée pour faire de la place aux nouveaux venus. Ainsi, Cécile Cukierman et Jean-Charles Kohlhaas ont obtenu la troisième place sur les listes de leur département respectif, à savoir la Loire et le Rhône. D’une manière générale, en cas de victoire dimanche soir, la liste du Rassemblement comptabiliserait 20 sièges, Humain d’Abord 16 et les socialistes, 70. Et c’est là, sans doute, le seul point accord entre les différentes listes.


Jean-Jack Queyranne est né à Lyon en 1945 et a passé son enfance à Villeurbanne. Il entre en politique en 1977, aux côtés de Charles Hernu, pour conquérir la mairie de la ville. C'est en 1986 qu'il entre à l'Assemblée nationale, il est réélu comme député jusqu'en 1993. Devenu maire de Bron en 1993, il devient en 1998 Secrétaire d'Etat à l'outre-mer, puis en 2000 ministre des relations avec le parlement. Jean-Jack Queyranne est conseiller régional de Rhône-Alpes en 1998, il en devient le président en 2004. Il est candidat de la gauche aujourd'hui pour son élection à la tête de la nouvelle région Auvergne Rhône-Alpes.

 

 

Julien Urgenti

Diplômé de l'ISCPA Lyon en 2004, il a travaillé depuis au sein de différentes rédactions en Guadeloupe et en Drôme-Ardèche notamment. Très attaché à sa ville natale, il fait son retour à RCF Lyon en septembre 2015 après un premier passage en 2012-2013. Passionné par la politique locale, le sport et le chocolat, Julien est le reporter de la rédaction.

Facebook
Facebook
Abonnement courriel
Flux RSS