En Ardèche : recherche foncier agricole disponible

Moins 11% de terres agricoles en 10 ans. En Ardèche, à l’image de nombreux départements français, le foncier agricole devient rare. Sur la même période, la Région Rhône-Alpes a perdu 6% de ses terres. C’est deux fois plus qu’au niveau national.

Manque de terres disponibles

Tandis que la ville s’étend, les terres cultivables se transforment, parfois contre la volonté des exploitants. Difficile alors pour les jeunes agriculteurs de s’installer, et pour les autres d’étendre leurs exploitations, faute de terres disponibles.

 

Zone agricole protégée

En Ardèche, les exploitants agricoles peuvent parfois compter avec le soutien des collectivités  locales : elles répertorient les surfaces disponibles pour louer les terres par exemple.  D’autres collectivités choisissent de se doter de Zone agricole protégée, là où toute construction urbaine est interdite.

Un reportage de Marie-Charlotte Laudier, RCF Ardèche

 

Et depuis 2003, l'association Terre de liens, née en Rhône-Alpes, tente de donner un petit coup de pouce aux exploitants en manque de terres. L'association propose ainsi à des particuliers de choisir un investissement qui a du sens. Et de permettre de financer le travail d'un agriculteur.

 

Malgré les difficultés pour trouver des terres disponibles, la Région Rhône-Alpes et la Chambre régionale d’agriculture, se sont lancées dans une vaste politique d’aide à l’installation et la transmission des exploitations.ferme

L’installation agricole en chiffres

  • 1 000 à 1 100 installations en Rhône-Alpes en 2014
  • 2 000 candidats reçus dans les Point accueil installation. Un chiffre en hausse depuis 5 ans.
  • 60% des candidats sont des hommes.
  • 1 559 candidats ont reçu des aides financières de la région pour leur installation.
    (source Obs. régional de l’installation et la transmission en agriculture)

Marie Leynaud

Diplômée de l’école de journalisme ISCPA Lyon en 2013, elle assure depuis un an les remplacements au journal local de RCF Lyon, et travaille également pour la chaîne TLM. Attachée à la vie provinciale et particulièrement aux "Lyonnaiseries", son métier lui permet d’être toujours plus proche de celles et ceux qui font vivre le patrimoine.