Un RER régional sur la frontière

Un seul train pour passer de Genève à Annemasse, le projet est sur les rails, le RER franco-suisse devrait rouler d’ici 2019. Le chantier vient tout juste de commencer.

C’est l’une des conséquences de la loi SRU (Solidarité et renouvellement urbain) qui donne la compétence aux régions pour créer ou exploiter des infrastructures de transport ferré de voyageurs.

 

De Genève en Suisse à Annemasse en France

Et justement, en Haute-Savoie la région Rhône-Alpes  a décidé de lancer le CEVA ou le Léman Express. Il s’agit du futur RER transfrontalier entre la Suisse et la France. Ce train reliera les gares genevoise de Cornavin et Eaux-Vives, à la gare de Haute-Savoie d’Annemasse. En tout 230 km et 45 gares sur le trajet  traversant la frontière, pour desservir près d’un million d’habitants.

 

Un seul train par dessus les frontières

L’idée c’est aussi de cadencer les horaires des trains, et de simplifier largement les modalités de transports pour les voyageurs. Les lignes de train régionaux déjà existantes seront modernisées pour absorber la hausse de fréquentation attendue. En effet près de 40 000 usagers devraient emprunter cette nouvelle ligne. La gare d’Annemasse devrait donc prendre de l’ampleur et permettre le développement des zones voisines.

Source http://www.transferis.com
Source http://www.transferis.com

500 000 personnes traversent la frontière franco-suisse

Mais si la ligne CEVA doit améliorer la mobilité urbaine et extra-urbaine, elle a aussi pour objectif de connecter les territoires à l’échelle européenne. Actuellement, 500 000 personnes traversent la frontière dans les deux sens au quotidien, mais pour le moment moins de 10% de frontaliers utilisent les transports publics.

 

A écouter, le reportage de Victor Vasseur, RCF Haute-Savoie.

Marie Leynaud

Diplômée de l’école de journalisme ISCPA Lyon en 2013, elle assure depuis un an les remplacements au journal local de RCF Lyon, et travaille également pour la chaîne TLM. Attachée à la vie provinciale et particulièrement aux "Lyonnaiseries", son métier lui permet d’être toujours plus proche de celles et ceux qui font vivre le patrimoine.